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Liste de contrôle expédition pour la haute saison DTC

La haute saison commence en octobre pour les marques DTC canadiennes. Voici la liste à cocher avant la vague de volume pour les expéditeurs du GTA et du Québec.

Si vous dirigez une marque DTC canadienne, la haute saison ne commence plus en novembre. Elle commence en octobre, quand les surcharges des transporteurs entrent en vigueur et que la capacité se resserre. Les marques qui attendent au Vendredi fou pour ajuster leur expédition paient déjà plus cher et livrent plus lentement que celles qui se sont préparées en septembre.

Voici la liste que nous parcourons avec nos expéditeurs du GTA et du Québec avant que la vague de volume ne frappe.

Pourquoi octobre est le nouveau début de la haute saison

Pendant des années, la « haute saison » allait de la fin novembre à décembre. Ça a changé. UPS et FedEx ajoutent maintenant des surcharges de haute saison (des frais en plus de votre tarif habituel) dès la mi-octobre, et les gardent jusqu'en janvier. Postes Canada voit aussi son volume grimper bien avant le Vendredi fou.

Puis il y a eu ce qui s'est passé en 2024. La grève de Postes Canada a gelé les colis partout au pays durant les semaines les plus occupées de l'année. Les marques qui n'utilisaient qu'un seul transporteur ont vu leurs commandes rester sur place. Celles qui avaient un transporteur de secours ont continué à expédier.

La leçon est simple. Un seul transporteur et des doigts croisés, ce n'est pas un plan de haute saison. Il vous en faut un vrai, et il vous le faut avant octobre.

Étape 1 : confirmer la capacité de votre transporteur par écrit

Appelez votre représentant. Posez-lui deux questions :

  • Quel volume quotidien de colis avez-vous réservé pour moi durant la haute saison?
  • Qu'est-ce qui arrive si je dépasse ce chiffre?

Les transporteurs planifient leurs camions et leurs centres de tri selon ce qu'ils pensent que vous allez expédier. Si vous leur avez dit 800 colis par jour en juillet mais que vous prévoyez maintenant 1 500 pour décembre, ils doivent le savoir tout de suite. Si vous attendez, vos colis en surplus restent sur votre quai.

Obtenez la réponse dans un courriel. Pas un appel. Un courriel.

Étape 2 : préparer un transporteur de secours avant d'en avoir besoin

Un transporteur de secours, c'est comme un pneu de rechange. Vous espérez ne pas vous en servir, mais le jour où vous en avez besoin, vous en avez vraiment besoin.

Pour la plupart des marques DTC canadiennes qui expédient depuis le GTA ou le Québec, un bon mix de secours ressemble à ceci :

Votre transporteur principalBonnes options de secours
Postes CanadaPurolator, UniUni, ICS Courier, Intelcom
PurolatorPostes Canada, GLS, FedEx
UPS / FedExL'un ou l'autre, ou Purolator au domestique

Deux choses à vérifier sur le transporteur de secours :

  1. Le délai d'onboarding. Certains transporteurs prennent des semaines pour ouvrir un compte, imprimer les étiquettes et se connecter à votre plateforme. Faites ça en septembre, pas en novembre.
  2. Les promesses de niveau de service (SLA). Un SLA, c'est la promesse du transporteur sur le délai de livraison. Demandez ce qui arrive s'il la manque durant la haute saison. La plupart suspendent discrètement leurs garanties en décembre. Il faut le savoir avant de promettre à votre client une livraison en deux jours.

Étape 3 : auditer votre poids volumétrique et votre emballage

Le poids volumétrique (ou dim weight) est la façon dont les transporteurs vous facturent pour les boîtes grosses mais légères. Un oreiller dans une énorme boîte coûte plus cher à expédier qu'un livre dans une petite, même si l'oreiller pèse moins. Les transporteurs facturent selon le plus élevé des deux : le poids réel ou le poids volumétrique.

Avant la haute saison, faites ceci :

  • Sortez vos 100 dernières expéditions. Comparez le poids facturé au poids réel.
  • Si le poids facturé est plus élevé sur la plupart, vos boîtes sont trop grandes pour ce qu'il y a dedans.
  • Testez des boîtes plus petites ou des poly mailers (enveloppes de plastique souple) pour les produits qui n'ont pas besoin d'une boîte.

Chaque pouce de trop sur une boîte vous coûte plus par colis en décembre qu'en juillet, parce que les surcharges de haute saison s'ajoutent souvent par-dessus les frais de dim weight.

Étape 4 : ajuster votre seuil de livraison gratuite

Votre valeur moyenne de commande (AOV) monte habituellement au 4e trimestre. Les gens achètent des cadeaux. Ils ajoutent des extras. Si votre seuil de livraison gratuite est à 75 $ toute l'année, et que votre AOV du 4e trimestre grimpe à 110 $, vous offrez la livraison sur des commandes qui pourraient facilement la couvrir.

Regardez les commandes du 4e trimestre de l'année dernière. Trouvez l'AOV. Puis placez votre seuil juste en dessous, assez proche pour que le client ajoute un article de plus pour l'atteindre. Cet article de plus paie souvent la livraison et un peu plus.

Étape 5 : tester votre automatisation TMS sous pression

Votre TMS (transportation management system, le logiciel qui choisit un transporteur et imprime l'étiquette) doit gérer le volume sans qu'un humain clique sur chaque commande.

Vérifiez ces règles avant octobre :

  • Règles de sélection du transporteur. Si le Transporteur A est en retard ou plafonné, le système redirige-t-il automatiquement vers le Transporteur B? Ou est-ce qu'il gèle en attendant que quelqu'un le remarque?
  • Routage par zone. Une expédition de Toronto à Montréal ne devrait pas suivre le même chemin qu'une de Toronto à Vancouver. Assurez-vous que vos règles collent aux forces régionales de vos transporteurs.
  • Validation d'adresse. Les mauvaises adresses en décembre deviennent des retours en janvier. Activez la validation à la caisse, pas au moment de l'étiquette.
  • Alertes. Programmez une alerte quand le volume quotidien d'un transporteur atteint votre plafond. Vous voulez le savoir à 11 h, pas à 16 h quand le camion charge.

Si votre configuration actuelle demande à quelqu'un de surveiller les reroutages chaque jour, vous allez perdre le temps de cette personne exactement quand vous en avez besoin au service à la clientèle.

Étape 6 : rédiger le plan « quelque chose vient de briser »

Posez-vous la question : si le Transporteur X tombe en panne le 10 décembre, qu'est-ce qu'on fait dans l'heure qui suit?

Écrivez-le. Qui appelle le transporteur de secours. Qui met à jour la page d'expédition sur le site. Qui envoie un courriel aux clients dont les commandes sont déjà cueillies. Qui met en pause les pubs payantes dans les régions qu'on ne peut plus desservir.

Vous n'en aurez probablement pas besoin. Mais si oui, vous serez content que ce ne soit pas la première fois que vous y pensez.

À retenir

  • La haute saison va maintenant d'octobre à janvier, pas seulement de la fin novembre.
  • Obtenez les engagements de capacité de votre transporteur par écrit avant octobre.
  • Faites l'onboarding d'un transporteur de secours en septembre, même si vous ne l'utilisez jamais.
  • Auditez le poids volumétrique et l'emballage maintenant, parce que les surcharges de haute saison s'empilent.
  • Ajustez votre seuil de livraison gratuite pour qu'il colle à votre AOV du 4e trimestre.
  • Assurez-vous que votre TMS reroute automatiquement, sans clics manuels.
  • Rédigez un plan d'une page pour quand quelque chose brise.

C'est le travail que nous faisons avec les marques DTC du GTA et du Québec dans notre TMS — mix de transporteurs, règles de routage automatique et plan de secours qui se déclenche vraiment quand il le faut. Si votre configuration actuelle est un seul transporteur et des doigts croisés, septembre est le mois pour l'arranger.